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Dimanche 6 juillet 2008

Le pays en fête

Nous avons tous nos petites fêtes locales attirant des touristes par milliers ,comme abeilles en ruche. Je suis d'un pays occitan où tous les ans on célèbre la fameuse Félibrée , festivité en couleurs d'un passé joyeux et fraternel.
Tout commence le matin dans une ville différente chaque année , par la présentation des groupes folkloriques en longues ribambelles dans les rues ensoleillées et décorées de fleurs.

        Ces bandes en habits rutilants réhaussés de dentelles , défilent par les ruelles vers leur point de rencontre , la bénédiction des museux !!!!!!!!!!


Les cieux sont bleus , rouges ou jaunes et quelque fois oranges , on danse on rit on boit , jeunes et vieux parlent d'un temps " où on savait faire les choses " , on rencontre des amis et la journée passe elle aussi sous un soleil de plomb.
              Comme dans beaucoup de festivals on redécouvre de vieux métiers , de vieilles chansons , de belles dentelles et toujours de magnifiques demoiselles........

  
 


Voilà le charme de l'esprit occitan qui regroupe encore, cette année, à Périgueux tant de petites têtes sous un même bonnet........
L'année prochaine la Félibrée réjouira Beaumont  en Périgord , au coeur de sa bastide.


                   Si le coeur vous en dit.....................................le pays vous accueillera avec humilité et fraternité..
                                                                                    Amitiés Mimi
                                                                                                          **
                                                                                                         
                                

  

par thepiaf publié dans : Réflexions communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
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Lundi 23 juin 2008

La théorie du papillon

Souvent le repos apporte de suaves réflexions.
Hier , bien que la notion de temps soit peu necessaire , je me prélassais en une chaise où le corps semble épouser les nuages , et d'avec une délicatesse d'un ange, un papillon vint se poser sur mon genou offert au dieu solaire.
Je fus ému de cet insecte aux couleurs peu éclatantes , un marron délavé avec quelques ronds un peu plus clairs .
Ce qui ouvrit mon coeur de pitié fut l'aspect de ses ailes , on eut dit un vieux cerf-volant tout déchiré dont il ne restait que l'armature et la corde.........et encore .....aussi triste qu'un fonctionnaire découvrant le travail ou qu'un curé prenant sa douche s'apercevant qu'il n'y pas que le Saint Esprit qui puisse s'élever.........vous comprendrez bien par ces humbles images tout mon appitoiement !
Ce papillon d'occasion chiffonné comme , comme quoi déjà , .comme des genoux de bonnes soeurs ou beaucoup plus utiles et évocateurs ceux de péripapéticiennes , là nous touchons  l'acmé du drame et non le bouton de ces dames , mais nous y venons; ce papillon donc tout tremblottant aux rayons du soleil tentait vainement une révision de ses parures .
Chaque geste s'effectuait fébrilement de ses minuscules pattes , il me fallut le maintenir du bout du doigt afin qu'il ne roule pas vers la gazon.
Mon âme s'égarait en diverses pensées d'été.............ah  Dame nature ,même toi tu offres des souffrances muettes , en toutes tes créations tu instilles une goutte de malheur.....
Aussi , le poète qui vibre en moi , mais faut bien racler quand même au fond du fatras de mes noiceurs, exigea que  cet affront , cette avanie méritait bien un doux sonnet de ma plus belle plume.
Le coeur sanglottant face à ce , cet ersatz de piéride de  chou , oui même son nom ruisselait de mélancolie.............je commençais ma vengeance lyrique.....

Toi mon ami ,toi cet ingrat
            qui donc jamais l'amour n'auras.........

Je n'eus pas fini mes quelques glorieux vers quand mon ami Quasimodo s'envola vers une piéridette , enfin une gadji épidoptère pour les puristes . Nos deux toutereaux décrirent des tourbillons à une vitesse grand V , se roulant des pelles , si si j'ai une excellente vue, puis en démontrant toutes les variantes du Kãma-Sutra ........désolé pour le symbôle manquant sur le u mais mon ordi fatigue.......
Bouche bée , les yeux ensanglantés par la scène toride non cryptée ,mon gai luron lacha sa compagne pour une autre beauté et lui fit une troussée du même acabit........
 Revenant à ma condition de penseur je souris en prétextant que de telles orgies d'ailes en l'air ne pourraient perdurer car mon valétudinaire papillon brûlait certainement ses dernières cartouches.................que nenni même Socrate joyeux et sage pédéraste , oui à l'époque les philosophes appréciaient partager leur savoir avec la jeunesse , en aurait perdu tout son calme stoïcien. Quasimodo ne cessa de forniquer comme une bête qu'il était ....et Morphée abrégea mes souffrances.................
Me réveillant deux heures plus tard , oui l'homme se fatigue plus vite qu'une femme et demande une remise à niveau plus conséquente,  je me levais aprés un merveilleux rêve où j'incarnais Roccopiéridi  honorant toutes les elfes et farfadettes , quand je vis mon Piéride le fou étendu les ailes en croix sur le dos.............je m'approchais et me penchant m'aperçu qu'il était mort , la trompe pendante , ne nous méprenons pas la trompe est l'organe buccal .
Un peu peiné et ravi aussi en mon orgueil qu'on ne puisse survivre à un tel don de soi , j'acquiésçais en la théorie du papillon et comprenais mieux la naissance et force des ouragans de la planète................à partir de ce jour je verse en la métempsycose et demande à me réincarner en  gigantum épidopterus vitiosus..............

insecte_005.gif
*

par thepiaf publié dans : Réflexions communauté : L'âme du poète
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Jeudi 22 mai 2008

                                                 La Famille
On peut le nommer ce coin de terre perdu dans la Dordogne .....La Forge d'Ans.....il ne sera point évoqué l' histoire des canons pour le petit " Tondu mégalo" , mais seulement la Vie passée d'une famille de paysans avec ses secrets , ses joies et ses peines.....
             Une haute bâtisse de plusieurs siècles toute proche de la cascade du "Blame" , s'élève massive , face aux vestiges d'un ancien relai à chevaux.....
 
C'est au coeur de la campagne , d'autre temps , que mes grands parents vécurent leurs existences modestes.................
       Mon regard percevait tant de couleurs tant de parfums tant de discussions , tant de passions.
Il faut dire que je parlais peu et qu'à l'époque un " petiot" devait se taire et ne pas s'immiscer aux conversations des adultes. Alors comme un spectateur qui déjà  avait presque tout compris de la comédie humaine , j'observais les excés les retenues de la famille...

Tout commençait en fin de semaine quand mon Père remplissait la voiture de cannes à pèche et de victuailles diverses..... Il était l'ainé d'une grande fratrie et comme le voulait la tradition , il subvenait a ses parents de toutes les façons......alimentaires et surtout pécunières.
      Mon grand-père et son épouse étaient des gens trés simples , cultivateurs endurcis mais de gentilles personnes d'un autre siècle , et oui déjà à l'époque......
     Jamais ils ne connurent la télévision , le gaz , la machine à laver et surtout l'ennui....
Angèle jusqu'à sa mort lava ses draps dans le Blame sur sa planche de bois en toutes saisons............ le moyen-âge dirait vous ! mais l'esprit était encore plus " ancien".
        Que de conversations à l'arrivée de ma Mère qui venait de Casablanca : fille de militaire qui avait vécu 16 ans dans cette belle grande ville , trés moderne pour son temps........imaginez les petzouilles du coin voyant cette belle créature en tailleur aux yeux émeraudes...............ils connaissaient déjà son nom , la grue , la pute ,la bourgeoise , la femme du Edouard !
               Le Edouard était un trés beau gosse au regard azur et travaillait  dur à la ville ..........tous lui prédisaient son avenir mais en catmimni , loin de ses oreilles    , car  l'homme  plutôt taciturne  était jaloux comme un paon et surtout maniait avec dextérité la mandale éducative...................je dois préciser deux choses ; les petzouilles ont été   de bons devins , en effet mon Père porta bien plus tard la belle coiffe de cocu , et aussi que dans sa clémence démentielle il savait avoiner sa propre famille............mais paix à son âme .
                        Ainsi mes parents firent des folies de leurs corps et les deux familles tentèrent un compromis afin de laver l'honneur de la race..........je ne m'épancherai pas trop sur le sujet  car ainsi mes soeurs et moi virent le jour.........

Chaque fin de semaine donc nous venions voir les oncles les tantes les cousins et surtout les cousines , mais là vous l'aurez deviné je parle de ma pomme. 
         Mon regard donc croisait toutes ces têtes , et je captais tous les messages de mes oncles vers ma Mère......................ceux de mes tantes étaient tout à fait différents .
Les repas n'en finissaient jamais et nous demandions toujours l'autorisation de sortir de table afin de jouer dans les hautes herbes...
           Le soir quand nous revenions ils étaient , les grands, toujours à table et parfois le ton montait et mon Père frappait du poing sur le vieux plateau de bois et comme par miracle même les poules retenaient leur souffle serrant trés fort en leur bec un ou deux vers eux aussi statufiés par le maître des lieux............puis Angèle apportait l'eau qui donnait la vie , un truc comme çà ? et tout reprenait son cours.........
                  Les anciens gardaient une de leurs petites filles car les parents étaient trop pris à Paris et leurs fonctions n'acceptaient aucune entrave..........je m'en rappelle bien de ces mots........ma pauvre Patricia qui pleurait à toutes nos visites , tu étais la souillon de la maison , comme tu as grandi ...............la vie t'a donné la revanche !!!!!!
                 Il en fut ainsi pendant de longues années avec des histoires d'argent , des amours fracassantes , des séparations , et puis plus rien du vide , toute une famille qui vous tourne le dos , parce qu'une Femme a osé dire... NON........et OUI à son bonheur.
         Pour nous les marmots ce fut douloureux , on ne saisissait pas tout , plus de grandes fêtes , plus de bouches sucrées de cousines , plus cartes de Noël , plus de bruissements de maïs à l'automne , plus d'écrevisses dans les nasses , plus de chasses aux escargots , plus de wc à dix lieues de la maison , plus de lessiveuses odorantes , plus tout çà...........................voilà pourquoi , quelque fois , j'ose repasser devant cette vieille demeure où tant de vies se sont croisées .

                                                                         *
                             
par thepiaf publié dans : Réflexions communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mardi 22 avril 2008

Séraphine

Le blog de Séraphine a disparu , j'espère que des pirates aimant la Philosophie ne l'ont pas enlevée........si vous avez des nouvelles..
Je peux payer jusqu'à six milles poèmes , aprés .............!!!!!!!!
(Sérieusement , son site :http://seraphine.over-blog.net/ ne s'ouvre plus .................si vous avez plus de chance  ????? )

Merci
*

par thepiaf publié dans : Réflexions
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