
Peur
Cette nuit me vint la peur
fantôme errant au labeur
pantin esclave des heures
d'un reflet j'eus la frayeur.
Noir dédale de couloirs
une lueur me fit croire
aux pires des désespoirs
le diable naissant du soir.
D'un pas lourd il avançait
ses grognements je suivais
au miroir me suis trouvé
sot , le coeur précipité.
*
par thepiaf
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T.Lautrec
Evidence
Ne peux le dire à l'une
Mais le murmure à toutes
Que le soleil n'est qu'une timide étincelle
Et que les diamants une poignée de sel.
Ne peux le dire à l'une
Mais le murmure à toutes
Que les îles du levant aux baies accueillantes
Ne sont que monotonies et vagues mourantes.
Ne peux le dire à l'une
Mais le murmure à toutes
Que le velours des roses aux lèvres végétales
N'est qu'une vulgaire soie de souk oriental.
Ne peux le dire à l'une
Mais le murmure à toutes
Que l'or glacial coulant aux veines de la terre
N'est qu'un vil caillou , thrombose de la misère.
Ne peux le dire à l'une
Mais le murmure à toutes
Que tous mes silences pour vous sont évidences
Car en vos abîmes , j'élève ma croyance.
Ne peux le dire à l'une
Mais le murmure à toutes
*
Ode n° XV
*
par thepiaf
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La théorie du papillon
Souvent le repos apporte de suaves réflexions.
Hier , bien que la notion de temps soit peu necessaire , je me prélassais en une chaise où le corps semble épouser les nuages , et d'avec une délicatesse d'un ange, un papillon vint se poser sur
mon genou offert au dieu solaire.
Je fus ému de cet insecte aux couleurs peu éclatantes , un marron délavé avec quelques ronds un peu plus clairs .
Ce qui ouvrit mon coeur de pitié fut l'aspect de ses ailes , on eut dit un vieux cerf-volant tout déchiré dont il ne restait que l'armature et la corde.........et encore .....aussi triste qu'un
fonctionnaire découvrant le travail ou qu'un curé prenant sa douche s'apercevant qu'il n'y pas que le Saint Esprit qui puisse s'élever.........vous comprendrez bien par ces humbles images tout
mon appitoiement !
Ce papillon d'occasion chiffonné comme , comme quoi déjà , .comme des genoux de bonnes soeurs ou beaucoup plus utiles et évocateurs ceux de péripapéticiennes , là nous touchons l'acmé
du drame et non le bouton de ces dames , mais nous y venons; ce papillon donc tout tremblottant aux rayons du soleil tentait vainement une révision de ses parures .
Chaque geste s'effectuait fébrilement de ses minuscules pattes , il me fallut le maintenir du bout du doigt afin qu'il ne roule pas vers la gazon.
Mon âme s'égarait en diverses pensées d'été.............ah Dame nature ,même toi tu offres des souffrances muettes , en toutes tes créations tu instilles une goutte de malheur.....
Aussi , le poète qui vibre en moi , mais faut bien racler quand même au fond du fatras de mes noiceurs, exigea que cet affront , cette avanie méritait bien un doux sonnet de ma plus belle
plume.
Le coeur sanglottant face à ce , cet ersatz de piéride de chou , oui même son nom ruisselait de mélancolie.............je commençais ma vengeance lyrique.....
Toi mon ami ,toi cet ingrat
qui donc jamais l'amour n'auras.........
Je n'eus pas fini mes quelques glorieux vers quand mon ami Quasimodo s'envola vers une piéridette , enfin une gadji épidoptère pour les puristes . Nos deux toutereaux décrirent des tourbillons à
une vitesse grand V , se roulant des pelles , si si j'ai une excellente vue, puis en démontrant toutes les variantes du Kãma-Sutra ........désolé pour le symbôle manquant sur le
u mais mon ordi fatigue.......
Bouche bée , les yeux ensanglantés par la scène toride non cryptée ,mon gai luron lacha sa compagne pour une autre beauté et lui fit une troussée du même acabit........
Revenant à ma condition de penseur je souris en prétextant que de telles orgies d'ailes en l'air ne pourraient perdurer car mon valétudinaire papillon brûlait certainement ses dernières
cartouches.................que nenni même Socrate joyeux et sage pédéraste , oui à l'époque les philosophes appréciaient partager leur savoir avec la jeunesse , en aurait perdu tout son calme
stoïcien. Quasimodo ne cessa de forniquer comme une bête qu'il était ....et Morphée abrégea mes souffrances.................
Me réveillant deux heures plus tard , oui l'homme se fatigue plus vite qu'une femme et demande une remise à niveau plus conséquente, je me levais aprés un merveilleux rêve où
j'incarnais Roccopiéridi honorant toutes les elfes et farfadettes , quand je vis mon Piéride le fou étendu les ailes en croix sur le dos.............je m'approchais et me penchant m'aperçu
qu'il était mort , la trompe pendante , ne nous méprenons pas la trompe est l'organe buccal .
Un peu peiné et ravi aussi en mon orgueil qu'on ne puisse survivre à un tel don de soi , j'acquiésçais en la théorie du papillon et comprenais mieux la naissance et force des ouragans de la
planète................à partir de ce jour je verse en la métempsycose et demande à me réincarner en gigantum épidopterus vitiosus..............

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par thepiaf
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Réflexions
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Burman Sakti
Musique en fête
La foule , déroule sa houle
des bas quartiers , elle déboule.
musique , musique
en fête , en fête.
La rue afflue , aux avenues
en liberté fait son menu.
musique , musique
en fête , en fête.
Demain , les refrains de la faim
pour un soir fuyons le destin.
musique , musique
en fête , en fête.
*
par thepiaf
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Poésies
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